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  Sommaire  
  1 - L’ïle au XVIII ème siècle
2 - La Maison Cothonneau au cœur de Saint Martin
3 - Le Plan Relief de Saint Martin de Ré
4 - La Maison Cothonneau dans le Plan Relief
5 - Labellisée par La Fondation du Patrimoine
6 - Le chantier de restauration
7 - Bibliographie
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Le chantier de restauration

Déroulement des travaux
La maison, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, était en très mauvais état. Les travaux ont commencé en novembre 2001 et se sont achevés fin juillet 2002, soit 9 mois, y compris les délais d'instructions de la Déclaration de Travaux et de la demande d'attribution du label de la Fondation du Patrimoine.

Quelques informations sur les techniques mises en œuvres :

Déconstruction :
La cave située sous le patio (anciennement chai de la maison) était totalement comblée de pierres et de terre foisonnée depuis plus de 200 ans. Plus de 50 m3 de gravois ont été extraits laissant découvrir :
- Une cave voûtée de 27 m² haute de 2,10 m, - Un puits, servant de citerne à eau, recouvert d’une dalle de pierre à fleur de sol, - Une ancienne trémie de descente de cave située au rez-de-chaussée de la maison - Un accès à une seconde cave sous le rez-de-chaussée mais effondré.

Traitement contre les termites :
Une grande attention a été portée à la protection contre les termites. Du Termifilm a été posé en substitution du traditionnel polyane sous la dalle de béton du rez-de-chaussée et du patio. Ainsi il n'y a pas eu de risque de pollution du sol. Tous les murs, y compris le patio ont reçu un traitement par injection, complété par un traitement limitant les remontées d'humidité venant du sous-sol.

Plancher collaboratif bois/béton :
L'un des inconvénients majeurs des planchers bois est leur extrême sensibilité aux bruits d'impact et aux vibrations. Souhaitant garder les poutres anciennes en pin et le plancher existant et voulant apporter un confort acoustique de très bon niveau, le propriétaire a imposé une solution encore peu connue : le procédé Sylvabat (couvert par un Avis Technique) qui permet de garder un solivage et un plancher anciens et couler dessus une dalle de compression classique de 12 cm d'épaisseur, sans pour autant avoir la nécessité d'ancrer la dalle de béton dans les murs porteurs supportant les solives. In fine, le procédé consiste à transformer une poutre bois en équivalent "poutre béton".

Travail de la pierre et réfection des enduits :
Ce lot a été le plus important et le plus long du chantier. On a tout d'abord recherché une pierre identique à l'existante, à savoir du Richemont fournie par Rocamat.
Anecdote : en procédant au piquage du vieil enduit de la façade sur rue, le compagnon a retrouvé la forme originelle de la rive de toiture telle qu'elle apparaît dans le Plan Relief de Vauban.

Puits mitoyen communal :
Le propriétaire et son voisin bénéficient d'un accès commun à ce puits de 15 mètres, à l'intérieur de leur propriété. Mais, autrefois c’était aussi un puits communal, d’où l’ancien nom de la venelle retrouvé sur une pierre lors du décaissement de la cave du patio : la rue des Bonnes Femmes. Le propriétaire a pris à sa charge la restauration intégrale du puits : changement de linteaux pierre, enduits, réfection des portes en bois (intérieur et extérieur), réfection des gonds forgés et mise en sécurité du puits, par une grille galvanisée.

Menuiseries extérieures et ferronnerie :
Toutes les fenêtres ont été refaites avec des petits bois mortaisés à coupe d'onglet. Pour ce poste, on a privilégié l'esthétique au détriment des performances thermiques. Du vitrage « Stadip Silence » a été choisi. Les volets existants pouvant être conservés ont été restaurés. Les volets neufs ont été fabriqués avec des barres entaillées coniques et dotés de pentures à queues de carpes forgées à l'ancienne.
De la serrurerie et de la quincaillerie à l'ancienne a été fournie par les Forges d'Aubigny pour compléter les éléments anciens manquants ou irrécupérables. Des barreaux à trous renflés ont été forgés pour les deux soupiraux de la cave situés sur la venelle.

Traitements contre la corrosion :
Compte-tenu du niveau de corrosion de l'air marin et du souci de ne pas avoir à refaire trop souvent les peintures extérieures, toutes les pièces en acier (neuves et anciennes) ont été systématiquement sablées, métallisées à froid et revêtues d'un primaire époxy.

Coordination :
• Renaissance® d’Architectures Anciennes (Paris),
• Yves Fauvet † (Saint Martin).


La Maison Cothonneau - Location de Vacances - Ile de Ré - Charente Maritime   

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